Actus

Le Digital Services Act s’attaque à la jungle internet

Après l’adoption en mars du « Digital markets act » (DMA), qui cherche à en finir avec les pratiques anticoncurrentielles des entreprises du numérique, le Conseil et le Parlement européens se sont accordés sur une version du Digital Services Act. Ce texte vise à rendre Internet « plus sûr » en faisant en sorte que ce qui est illégal hors ligne le soit aussi en ligne. Il s’agit par exemple de renforcer la réglementation européenne contre la désinformation et la haine en ligne et d’améliorer la modération sur les réseaux sociaux pour protéger les mineurs. Sont également dans le collimateur la publicité ciblée en ligne, notamment pour les mineurs, ainsi que les « interfaces truquées », ou « dark patterns », qui visent à pousser les utilisateurs à acheter certains services ou à accepter certains paramétrages comme les fichiers enregistrant leurs données de navigation.

Le texte prévoit des amendes pouvant atteindre 5% du chiffre d’affaires quotidien d’une entreprise du numérique fautive, ou 6% de ses ventes annuelles en cas d’infractions répétées.

FO milite depuis longtemps pour que soit régulé l’espace numérique, jungle sans foi ni loi, afin de protéger les citoyens et la démocratie.

Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail : sécurité et santé, la priorité ! 

Chaque 28 avril, depuis 2003, la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail encourage à promouvoir une culture préventive de sécurité et de santé et porte un focus sur la prévention des accidents et maladies professionnelles dans le monde.

Cette année, le thème est l’instauration d’une culture positive de la sécurité et de la santé nourrie par la participation et le dialogue social. FO ne peut que soutenir la démarche et, dans cette logique, condamne la suppression des CHSCT en France. Cette suppression se traduit en effet par une régression dans la prévention, le traitement des risques et des conditions de travail, la prise en compte concrète des Risques Psycho Sociaux, la réactivité et l’écoute du terrain. FO revendique le rétablissement des CHSCT.

Totem c’est aussi un enjeu de souveraineté

Orange a logé, en novembre 2021, ses 26.000 tours françaises et espagnoles dans la société Totem. Avec la volonté de l’ouvrir à d’autres opérateurs, voire de la fusionner avec un concurrent. « Totem est un actif majeur dont le potentiel de création de valeur est important » a assuré Christel Heydemann, la nouvelle directrice générale d’Orange, lors de la présentation, mardi 26 avril, des résultats du premier trimestre.

Il est sans doute tentant de vendre partiellement ou totalement ces infrastructures pour ensuite les louer au nouveau propriétaire afin de faire rentrer de l’argent frais dans les caisses et de se délester de la dette, souvent lourde, portée par ces équipements.

En fait si, en principe, vendre ses infrastructures, est le bon moyen pour un opérateur de faire remonter son cours de Bourse et de diminuer ses dettes, les exemples récents, comme celui de Vodafone, montrent que ce n’est pas du tout assuré.

Et cette logique financière cache d’importantes questions stratégiques. Même s’ils conservent leurs infrastructures centrales, comme les cœurs de réseaux ou les antennes, les opérateurs prennent le risque de perdre en partie le contrôle : difficulté à adapter la dimension du réseau à l’évolution du nombre d’abonnés, possible augmentation substantielle des loyers ou refus du propriétaire de renouveler le bail… Mais surtout, dans le monde très sensible du net, la perte de la souveraineté sur des équipements critiques nous paraît, à FOCom, très discutable.