Actus

Grève du 29 septembre : tous mobilisés

Depuis de nombreuses années, l’État délaisse la fonction publique, mais aussi nombre de ses entreprises publiques.`

Ce mouvement se traduit par un appauvrissement rampant du service public qui s’exprime de plusieurs manières, manque de moyens matériels, suppressions d’emplois, pression sur les salaires.
A force d’évaluer le service public sous le seul angle du coût, les politiques menées ont oublié son utilité comme on a pu l’observer cet été. Et pourtant, les agents publics, qu’ils soient au statut ou contractuels, font vivre et fonctionner les services publics, dans des conditions dégradées.

La première préoccupation de nos collègues, c’est la rémunération.
Depuis des années, quel que soit le statut, le gel du point d’indice et la stagnation des NAO sont la règle. Nos entreprises paient mal, ne sont pas attractives, n’arrivent plus à embaucher, sont en sous-effectif, alimentant ainsi une spirale de déclin.

Réagissons, faisons-nous entendre le 29 septembre 2026 pour le dégel et l’augmentation du point d’indice, pour l’augmentation générale des salaires, pour la défense du service public.

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Télécoms : les partenaires sociaux plaident pour une loi européenne plus ambitieuse en faveur de l’investissement, de l’emploi et de la souveraineté numérique

À l’approche de la future législation européenne sur les réseaux numériques (Digital Networks Act – DNA), Connect Europe et UNI Europa appellent les institutions européennes à adopter un texte plus ambitieux afin de renforcer l’écosystème européen de la connectivité. Les partenaires sociaux rappellent que les réseaux de télécommunications constituent une infrastructure stratégique indispensable à la compétitivité, à l’innovation, aux services publics et à la transition numérique de l’Europe.

Ils alertent toutefois sur la dégradation de la capacité d’investissement du secteur, marquée par une baisse des dépenses d’investissement et des effectifs, conséquence d’un marché fragmenté, d’une rentabilité insuffisante et d’un recours croissant à la sous-traitance. Selon eux, cette situation fragilise les emplois de qualité et l’expertise industrielle européenne.

Leur déclaration commune formule plusieurs priorités : créer un véritable marché unique de la connectivité grâce à une harmonisation des règles, favoriser les investissements dans la fibre, la 5G et la 6G, préserver une concurrence équitable entre opérateurs télécoms et grandes plateformes numériques, et garantir que la création de valeur bénéficie également aux travailleurs. Ils mettent également en garde contre une transition trop rigide du réseau cuivre vers la fibre, estimant qu’elle doit être progressive, adaptée aux réalités locales et accompagnée d’investissements suffisants.

Pour un secteur européen des télécommunications plus fort, plus innovant et plus équitable, FO partage les revendications des syndicats européens

  • Renforcer la souveraineté numérique européenne en soutenant des réseaux de connectivité sécurisés, résilients et performants, tout en favorisant des emplois de qualité, le développement des compétences et le dialogue social.
  • Stimuler les investissements dans les infrastructures numériques (fibre, 5G et future 6G) grâce à un cadre réglementaire plus favorable. Les partenaires sociaux souhaitent une transition vers la fibre fondée sur des investissements, des conditions réalistes et l’adhésion des utilisateurs, plutôt que sur des obligations rigides d’abandon du réseau cuivre.
  • Créer un véritable marché unique européen des télécommunications en harmonisant les règles et en simplifiant une réglementation aujourd’hui jugée trop fragmentée. Cette simplification doit renforcer la compétitivité des opérateurs tout en préservant les droits des consommateurs.
  • Garantir une concurrence équitable entre les opérateurs de télécommunications et les grandes plateformes numériques, en appliquant les mêmes règles à des services comparables afin d’assurer une répartition plus juste de la valeur créée dans l’économie numérique.

Enfin, Connect Europe et UNI Europa rappellent la nécessité d’un dialogue social pleinement intégré à l’élaboration et à la mise en œuvre de la future réglementation. Ils soulignent que les citoyens européens ne doivent pas être considérés uniquement comme des consommateurs, mais aussi comme des travailleurs dont les compétences, les emplois et les conditions de travail doivent être au cœur de la stratégie numérique européenne.

Prime de partage de la valeur : toujours pas à la hauteur

En temps normal, quand on annonce aux salariés qu’ils vont percevoir une prime exceptionnelle, ils sont contents. Mais cette fois, nous vous conseillons de ne pas vous réjouir trop vite.

Le 08 juin, vous serez notifiés de la prime de 1200 ou 1400€ décidée par la direction. Vous pourrez alors choisir de la percevoir ou de la placer. Officiellement, cette prime n’aurait pas vocation à compenser les pertes des montants de participation et d’intéressement ! Pourtant, difficile d’y voir autre chose !

Nous ne reviendrons pas ici sur le feuilleton rocambolesque qui a suivi l’annonce des résultats annuels 2025 aux marchés financiers, entre les mails de notre DRH, les réponses pendant les Lives et autres billevesées, mais nous tenons à signaler que le compte n’y est pas !

Dans le tableau ci-dessous, vous verrez, selon votre rémunération annuelle brute hors prime, ce que vous perdez à cause de la participation et de l’intéressement, et ce que la prime va vous apporter…

salaire perte participation vs 2024 perte intéressement vs 2024 PPV différence
20 000 € -200 -1240 1400 -40
30 000 € -200 -1320 1400 -120
40 000 € -250 -1380 1200 -430
50 000 € -290 -1460 1200 -550
60 000 € -350 -1530 1200 -680
70 000 € -390 -1610 1200 -800
80 000 € -430 -1680 1200 -910

Remettez donc le champagne au frais, on le sabrera une prochaine fois ! Car hélas, nous n’obtiendrons rien de plus.

Quant à la compensation de l’inflation qui continue de peser sur le pouvoir d’achat, il faudra attendre les NAO 2027 pour savoir comment la direction compte amortir le choc pour ses salariés. Affaire à suivre…de près !